Tangui Delval


Bonjour, je m’appelle Tangui Delval.
Je suis étudiant au Master Design Innovation Société de l’Université de Nîmes et jeune designer social.
Je vous propose, si vous le voulez bien, d’en apprendre plus sur moi, mon parcours et ma pratique au travers de ce site.
(Il m’est inévitable de m’exprimer à la première personne pour me raconter, je m’excuse d’avance pour cette impression d'égocentrisme).
Je vous remercie avec une grande sincérité de prendre du temps pour vous intéresser à mon travail.

Cheminement

Très tôt, j’ai été curieux d’apprendre à observer et comprendre les choses qui m’entouraient. Avec l'objectif de repérer des signaux faibles, des dysfonctionnements, des opportunités, des besoins, des enjeux et y associer des idées d’alternatives possibles....
A la sortie de mes études générales, j’ai décidé de me tourner vers les métiers de la conception. Je recherchais un domaine où le savoir que j’allais acquérir pourrait être applicable. C’est pourquoi j’ai choisi de me former au projet de design. Cela m’a permis d’apprendre à agencer diverses méthodes transdisciplinaires pour concevoir des projets répondants à des problématiques dans un contexte spécifique.

Le projet de design m’a permis de construire une approche et de lier ma volonté de porter des convictions dans mon travail. Étant convaincu que c’est dans et grâce à la diversité et la complexité de l’ensemble des êtres vivants que nous pourrons relever les défis de notre époque et des générations futures. Je soutiens donc un design au service des communs, un design éthique, un design humain et terrestre.

Pour la fin de mes études supérieures, je me suis orienté vers le design social. Un domaine du projet de design de service qui s’évertue à transformer, à accompagner vers un changement de nos modes de vies et de nos relations aux autres, à notre environnement. Centré sur les problématiques de sociétés et sur des enjeux contemporains. Le design social a une approche transdisciplinaire du projet et s’ouvre aux méthodes des sciences humaines et sociales, d’innovation sociale, d’intelligence collective, d’animation socio-culturelle et à des savoirs-faire diverses. Et ainsi intègre des dynamiques de diagnostic, d’immersion, de collaboration, de co-construction, d’expertise d’usage, d’essai-erreur, de prototypage et de prospective au projet.

Posture

Pour commencer, j’ai pour désir d’apprendre, cela se traduit par la recherche de nouvelles expériences dont je me nourris. Je considère mon travail comme un plaisir, un don de soi, il m’est donc plus aisé de joindre et lier ses moments à des potentiels. L’idée est de rester éveillé.
L'idéal serait de me positionner comme un chercheur empathique, prospecteur avec un regard d’ethnologue, pour aller à la rencontre des terrains, des humains, afin de récolter. Et de construire le projet avec ses acteurs, dans une dynamique du faire, en expérimentant, en essayant et en échouant afin de trouver des alternatives, des solutions prenant naissance aux racines des problèmes. Il me tient à coeur de poser les bonnes questions, des fois cachées derrière le problème initial, permettant de libérer l’imaginaire.

J’aimerai pouvoir exercer le projet de design de façon spécifique, voyez cet exemple :

« Habituellement, si l’on demande à des concepteurs de se pencher sur la création d’une machine à laver le linge, centré sur l’usager (besoins et usages). Les designers vont sûrement penser l’objet et ses fonctionnalités d’un point de vue ergonomique, esthétique et voire éco-responsable (gestion eau et énergie). J’aime avoir une tout autre démarche. C’est à dire de se poser les bonnes questions, celles qui sont généralement cachés derrière le projet ; Comment lave-ton son linge ? Il y a-t-il dans le contexte local une spécificité ou un potentiel à révéler ? »

Un projet de design mené avec une dimension réflexive. Ainsi cette approche du projet serait presque de la philosophie appliquée, de la recherche-action, de la recherche-projet.

Un acte de design dans son essence est un acte social et alternatif. Il commence par un moment d'exploration, c'est à dire un moment où le designer détecte l'existence d'un dysfonctionnement vis-à-vis du monde qui le propulse dans un projet au service du bien commun, de la société civile.


Références piochées

Social design, la plateforme.

Ethics for design, Gauthier Roussilhe, Geoffrey Dorne et Sylvain Julé.

Ludovic Duhem & Kenneth Rabin (dir.) 2018 : Design écosocial : convivialités, pratiques situées & nouveaux communs.

Collectif Marianne Louis, 2012 : Sous les pavés, le design - Espace public et designers, Beaux-arts Editions.

Findeli, A., & Darras, B. (2015). Design : Savoir & faire. Savoir pour mieux faire et faire pour mieux savoir (1re éd.). Lucie éditions.

Nova, N. (s. d.). Beyond Design Ethnography : How Designers Practice Ethnographic Research.

Andre Gregory, Wallace Shawn et Louis Malle, 1981. My Dinner With André.

Alain Damasio, 2019. Les Furtifs, La Volte.